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Il s’agit des histoires de huit adolescents ayant chacun un souhait qu’ils veulent réaliser.

Bien que chaque histoire soit unique, on y retrouve un lien qui participe au déroulement des autres.

Enfin le livre explore de manière intéressante les points de vue de ces lycéens, en passant par le biais du sentiment d’amitié que ressentent les différents protagonistes, sachant qu’il peut s’agir aussi bien d’une relation que d’un manque.

Au final, un combiné d’histoires courtes au dessin détaillé (parfois pleine page) qui plonge le lecteur dans une ambiance singulière.

... Pierre.

Block 109

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Imaginez Hitler assassiné en 1941… Imaginez un Nouvel Ordre Teutonique créé pour contrer l’influence des SS et diriger le IIIème Reich… Imaginez les Etats-Unis et le Royaume-Uni rayés de la carte en 1945 par des bombes thermonucléaires allemandes… Imaginez enfin une Europe en ruine, au cœur d’un conflit germano-russe sans fin…

Voilà ce que nous propose Block 109 de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, aux éditions Akiléos.

Block 109 ou comment plonger dans une uchronie intelligente et angoissante. A la frontière du récit de guerre et du fantastique, du roman graphique d’espionnage et de l’action pure, ce gros block, pour ne pas dire pavé (200 pages), vous garde en haleine jusqu’aux dernières planches.

Mais les rebondissements de l’intrigue, sur fond d’apocalypse à venir, ne font pas oublier la finesse du scénario qui met en scène le problème de l’héroïsme, du sacrifice de soi au nom de son pays ou de ses idées ,tout en s’appuyant sur des références, indispensables et sérieuses, à la véritable histoire du nazisme.

Ainsi, se succèdent sous vos yeux, moments d’angoisse et d’horreur dans des tunnels de métro abandonnés à des créatures effrayantes mi-homme, mi-monstre, résultats d’expériences scientifiques ou encore scènes de batailles épiques dans des ruines enneigées.

Ajoutons enfin un trait nerveux et précis et une mise en couleurs sobre et pertinente qui unifie le tout. Mais ce qui est peut-être le plus effrayant dans toute cette histoire c’est la vraisemblance de l’horreur, imaginée dans un futur impossible, vraisemblance qui nous rappelle la terrible vérité historique de notre XXème siècle.

Block 109, peut-être pas un chef d'œuvre mais un bon moment de lecture...

... Bruce

lesud-t1-couv.jpgLa canicule du siècle frappe cet été 1976.

L’eau devient un manque et les autorités sont obligées, de faire ratisser la ville avec des hélicoptères afin de surveiller la consommation des citoyens de la commune.

Max Plume est un ouvrier syndicaliste apprécié de tous ses collègues .Cependant un beau jour ses patrons viennent à sa rencontre, lui proposer un marché aux conditions problématiques qu’il ne pourra probablement pas refuser.

De plus la police locale se démène dans des recherches infructueuses dans le cadre d’une affaire de disparitions d’enfants.

Cette année 1976 se présente donc sous de mauvais jours pour les habitants dont les esprits commencent à s’échauffer. Cette œuvre pique l’attention du lecteur à partir de la moitié du bouquin, en effet bien qu’il n’y est pas d’action à proprement parler les événements provoquent diverses réactions chez les protagonistes de l’histoire .

Pour finir les couleurs des dessins sont chaudes et collent bien avec la démarche du scénario.

L'île de Hôzuki un manga de Kei Sanbe

Abandonnés par leurs parents, Kokoro Suzuhara et Yume sa petite sœur aveugle vont se retrouver dans une nouvelle école sur l’île de Hozuki.
Or, leurs nouveaux camarades se comportent bizarrement, selon eux il ne faut pas se fier à leurs professeurs, car ils représentent un danger omniprésent.
Effectivement, d’étranges phénomènes se succèdent et les questions se multiplient, notamment celle de la disparition d’un élève qui aurait découvert le secret de l’île.

L’Ile de Hozuki est un manga avec de bons dessins et un scénario vraiment mystérieux.
On y comprend bien le malaise du héros entre une vie scolaire atypique et des découvertes malsaines.

... Pierre

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Une critique de Alice une BD de Frédéric L'Homme et Jean François Cellier, édité par Soleil.

Sur la planète Mars, le processus de terraformation connaît de graves problèmes et laisse planer la menace d’une guerre civile. Catherine Hamilton (Cat), l’une des autochtones de la cité de la Nouvelle nouvelle-Orléans, s’adonne avec une dextérité déconcertante, au jeu virtuel de Guerres Médiévales créé par le milliardaire Paul Morton. Accro de ce monde virtuel régi par le supercalculateur Sorcière avec lequel elle est en totale harmonie, Cat semble peu encline à se préoccuper des enjeux planétaires. C’est dans ses prédispositions qu’elle fait la connaissance de sa nouvelle petite voisine entreprenante, Alice, qui lui permet toutefois de retisser le lien avec la réalité. Mais quelle réalité ? Car Cat a, semble-t-il, un rôle à jouer et ce rôle-là, c’est Paul Morton qui va le lui définir.

Voilà un bel et troublant album où se côtoient le fantôme de Mowgli et celui de Jeanne d’Arc, l’ombre d’Alice au Pays des Merveilles et celles de martiens… Frédéric L’Homme et Jean-François Cellier nous livre avec Alice un curieux voyage dans une science-fiction tout en poésie...
Retrouvez la critique de Bruce sur le site de weebulle

Les Romans photos du professeur Choron.

En un seul volume tous les romans photos paru dans le journal bête et méchant « Hara-kiri » dans les années 70.

Des souvenirs pour certains d’entres nous, une découverte pour d’autres. Ça a l’odeur d’une époque où l’on peut rire de tout…

C’est irrévérencieux, drôle, très drôle, politiquement incorrect, machiste… mais assumé, parfois c’est trash, il y a des filles à poils… avec des poils ! (en ce temps là).
C’est décalé et provocateur, puis au fur et à mesure de ces petits romans on y reconnaît quelques guest-stars tel que Coluche, Serge Gaingsbourg, Thierry Le Luron, Alain Souchon, Pierre Perret, Carlos, Eddy Mitchell, Gérard Lanvin ainsi que Renaud et bien d’autres… (parait-il que parmi les filles il y a une certaine Miou-Miou.

Scénarisé par Wolinski, ces aventures s’intitulent « Le professeur Choron a réponse à tout », un ouvrage –un collector ?- qui fleure bon la nostalgie et le mauvais goût.

Alain

Dédicace Guillaume Trouillard

SAMEDI 20 FEVRIER // 14h

  • colibri
  • la saison des fleches
  • le cas lilian fenouilh
aux éditions de la cerise .

Blast Tome 1 : Grasse carcasse

Ça commence comme un polar, dans une citée grise et anonyme.
Un interrogatoire. On devine déjà quelque chose de sombre, de glauque. « Est-ce que tu sais pourquoi tu es ici ? – C’est à cause de ce que j’ai fait à Carole… »

Celui qui répond est le nouveau anti-héros de Manu Larcenet, Polza Mancini « grasse carcasse » qui donne son titre à ce premier volume de Blast. Il est énorme, gras, sale, alcoolique, assez vilain.
A la mort de son père, il plaque tout pour devenir vagabond. Polza est à la recherche d’un moment unique, un état de transe, de béatitude qui s’empare de lui et le confronte alors à la vision étrange d’une statue de l’île de Pâques, un « moaï ».

Ceux qui ne connaissait que Nic Oumouk, Bill Barroud et autres aventures rocambolesques seront forcément surpris, déçus (?) par ce nouvel album de Larcenet. Polza déstabilise tout autant les flics de l’histoire que le lecteur. Les élucubrations mystiques ou politiques, les réflexions philosophiques sur l’état de nature qui émaillent le riche texte de cette œuvre deviennent une manière originale de nous faire appréhender ce drôle de personnage repoussant et fascinant à la fois.

Cette fois, Manu Larcenet a mis son talent au service d’une œuvre noire, où la tension dramatique ressort à chaque page dans les scènes nocturnes, les forêts obscures, les ciels tourmentés. Pas de couleurs dans Blast, ou presque : les visions de Polza, dessins d’enfants aux couleurs lumineuses qui éclairent les pages sombres d’une vie chaotique dont on veut comprendre les raisons.

A la lecture de Blast, je me suis souvenu de cette terrible case où Marco, le photographe du Combat Ordinaire, apprenait au téléphone le suicide de son père, une case qui vous tirait les larmes. Il y a bien quelque chose d’antiquement tragique dans Blast, parce que le terrible y côtoie la beauté.

Bruce

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Dédicace Pierre Druilhe

SAMEDI 9 JANVIER // 14h

Festival de PAMPELONNE

Viendez nombreux(ses)

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