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Grand prix, la nouvelle BD de Marvano

Si Rudi et Bernd, les héros de cette nouvelle trilogie de Marvano, sont devenus pilotes de course, c'est avant tout par amour du danger.

Dans les années 30, en effet, la ceinture de sécurité est un concept absurde, les immenses réservoirs d'essence sont hautement inflammables, et chaque virage peut provoquer un tête-à-queue fatal !

Une histoire vraie qui n’a jamais eu lieu…

Voilà la belle entrée choisie par Marvano pour retracer l’épopée des courses automobiles dans les années trente.
Sur fond de montée du nazisme et du fascisme, on suit la mise en place de l’intrigue où pilotes de course, femmes fatales et personnages historiques se croisent, se rencontrent, s’affrontent.

La mise en place est un peu lente, il faudra attendre la suite mais les dernières planches apportent quelques éléments de tension dramatique…
A défaut d’être vraiment entré dans cette histoire, on restera enchanté par l’élégance du trait et de la mise en couleurs, le rythme des planches et les clins d’œil plaisants ou inquiétants à l’histoire.

Le style de Marvano semblait finalement être le plus adapté pour traiter ce sujet à la fois héroïque et historique. Une grande aventure où les pilotes courent en smoking, boivent du champagne pendant que la pin-up tient le chrono…

Bang ! Une BD/Comics

Bang ! C’est léger comme un char d’assaut, délicat comme une rafale de kalachnikov, subtile comme un coup de hache…

Le « colonel » est mort, ses hommes (?) avaient juré de mourir de leurs propres mains en s’entretuant.

Décors glauques, gueules taillées à la serpe, les auteurs nous offrent là une drôle de vision d’un groupe de tueur qui s’entretuent, le comble !!!

Les scènes d’action s’enchaînent, tout ce qui peut tomber sous la main pour se trucider, s’émietter, se faire pulvériser façon puzzle est bon : dynamite, hache, pistolet, fusil mitrailleur et même… un poids lourd.

Le trait est vif, nerveux, les couleurs toutes en demi-teintes de beiges, marron, pour un rendu inquiétant et morbide à souhait.
Mais tout cela n’est sûrement pas à prendre au premier degré. C’est peut-être là le problème, on sombre assez vite dans une caricature qui ne s’assume pas vraiment, on aurait préféré se marrer franchement, là on hésite toujours un peu…

Maison d’édition oblige (Akileos), on pense à l’excellent Apocalypse à Carson City du non moins excellent Griffon qui là, pour le coup, assumait complètement la parodie tout en jouant sur une variation de structure narrative intelligente, pour la même dose de violence façon série Z.

Bruce ...

Pampelonne 2010

Quelques bons moments au festival du livre et de la gourmandise à Pampelonne

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Beauté Fatale

de « Janssens et Ers »

Beauté Fatale est une BD que je classerais « humoristique », par ce qu’elle parle d’un institut de beauté presque banal nommé rabot (car la propriétaire des lieux s’appelle madame rabot).

On se rend compte en le lisant que ce n’ait pas un institut de beauté normal, car les employés et quelques client sont un peu dingue et qu’il font de grosse gaffe « voyantes » (surtout les employés).

Au final une BD vraiment sympa et rigolote.

Par William stagiaire.

Dédicace Jean Bastide

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SAMEDI 20 MARS // 14h

Si vous ne pouvez pas être là, Jean Bastide dédicacera 10 BD pour weebulle.com

info et comment ça marche

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Il s’agit des histoires de huit adolescents ayant chacun un souhait qu’ils veulent réaliser.

Bien que chaque histoire soit unique, on y retrouve un lien qui participe au déroulement des autres.

Enfin le livre explore de manière intéressante les points de vue de ces lycéens, en passant par le biais du sentiment d’amitié que ressentent les différents protagonistes, sachant qu’il peut s’agir aussi bien d’une relation que d’un manque.

Au final, un combiné d’histoires courtes au dessin détaillé (parfois pleine page) qui plonge le lecteur dans une ambiance singulière.

... Pierre.

Block 109

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Imaginez Hitler assassiné en 1941… Imaginez un Nouvel Ordre Teutonique créé pour contrer l’influence des SS et diriger le IIIème Reich… Imaginez les Etats-Unis et le Royaume-Uni rayés de la carte en 1945 par des bombes thermonucléaires allemandes… Imaginez enfin une Europe en ruine, au cœur d’un conflit germano-russe sans fin…

Voilà ce que nous propose Block 109 de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, aux éditions Akiléos.

Block 109 ou comment plonger dans une uchronie intelligente et angoissante. A la frontière du récit de guerre et du fantastique, du roman graphique d’espionnage et de l’action pure, ce gros block, pour ne pas dire pavé (200 pages), vous garde en haleine jusqu’aux dernières planches.

Mais les rebondissements de l’intrigue, sur fond d’apocalypse à venir, ne font pas oublier la finesse du scénario qui met en scène le problème de l’héroïsme, du sacrifice de soi au nom de son pays ou de ses idées ,tout en s’appuyant sur des références, indispensables et sérieuses, à la véritable histoire du nazisme.

Ainsi, se succèdent sous vos yeux, moments d’angoisse et d’horreur dans des tunnels de métro abandonnés à des créatures effrayantes mi-homme, mi-monstre, résultats d’expériences scientifiques ou encore scènes de batailles épiques dans des ruines enneigées.

Ajoutons enfin un trait nerveux et précis et une mise en couleurs sobre et pertinente qui unifie le tout. Mais ce qui est peut-être le plus effrayant dans toute cette histoire c’est la vraisemblance de l’horreur, imaginée dans un futur impossible, vraisemblance qui nous rappelle la terrible vérité historique de notre XXème siècle.

Block 109, peut-être pas un chef d'œuvre mais un bon moment de lecture...

... Bruce

lesud-t1-couv.jpgLa canicule du siècle frappe cet été 1976.

L’eau devient un manque et les autorités sont obligées, de faire ratisser la ville avec des hélicoptères afin de surveiller la consommation des citoyens de la commune.

Max Plume est un ouvrier syndicaliste apprécié de tous ses collègues .Cependant un beau jour ses patrons viennent à sa rencontre, lui proposer un marché aux conditions problématiques qu’il ne pourra probablement pas refuser.

De plus la police locale se démène dans des recherches infructueuses dans le cadre d’une affaire de disparitions d’enfants.

Cette année 1976 se présente donc sous de mauvais jours pour les habitants dont les esprits commencent à s’échauffer. Cette œuvre pique l’attention du lecteur à partir de la moitié du bouquin, en effet bien qu’il n’y est pas d’action à proprement parler les événements provoquent diverses réactions chez les protagonistes de l’histoire .

Pour finir les couleurs des dessins sont chaudes et collent bien avec la démarche du scénario.

L'île de Hôzuki un manga de Kei Sanbe

Abandonnés par leurs parents, Kokoro Suzuhara et Yume sa petite sœur aveugle vont se retrouver dans une nouvelle école sur l’île de Hozuki.
Or, leurs nouveaux camarades se comportent bizarrement, selon eux il ne faut pas se fier à leurs professeurs, car ils représentent un danger omniprésent.
Effectivement, d’étranges phénomènes se succèdent et les questions se multiplient, notamment celle de la disparition d’un élève qui aurait découvert le secret de l’île.

L’Ile de Hozuki est un manga avec de bons dessins et un scénario vraiment mystérieux.
On y comprend bien le malaise du héros entre une vie scolaire atypique et des découvertes malsaines.

... Pierre

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Une critique de Alice une BD de Frédéric L'Homme et Jean François Cellier, édité par Soleil.

Sur la planète Mars, le processus de terraformation connaît de graves problèmes et laisse planer la menace d’une guerre civile. Catherine Hamilton (Cat), l’une des autochtones de la cité de la Nouvelle nouvelle-Orléans, s’adonne avec une dextérité déconcertante, au jeu virtuel de Guerres Médiévales créé par le milliardaire Paul Morton. Accro de ce monde virtuel régi par le supercalculateur Sorcière avec lequel elle est en totale harmonie, Cat semble peu encline à se préoccuper des enjeux planétaires. C’est dans ses prédispositions qu’elle fait la connaissance de sa nouvelle petite voisine entreprenante, Alice, qui lui permet toutefois de retisser le lien avec la réalité. Mais quelle réalité ? Car Cat a, semble-t-il, un rôle à jouer et ce rôle-là, c’est Paul Morton qui va le lui définir.

Voilà un bel et troublant album où se côtoient le fantôme de Mowgli et celui de Jeanne d’Arc, l’ombre d’Alice au Pays des Merveilles et celles de martiens… Frédéric L’Homme et Jean-François Cellier nous livre avec Alice un curieux voyage dans une science-fiction tout en poésie...
Retrouvez la critique de Bruce sur le site de weebulle

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